un peu d’histoire

La liaison Manche-Océan s’est construite au fil des siècles, en commençant par les aménagements de la Vilaine. Cette rivière était navigable de l’océan à Redon port fluvio-maritime dont les activités commerciales sont attestées dès le IXe siècle. L’influence des marées se faisait sentir jusque Messac.
En 1539, par lettres patentes, François 1er autorise la ville de Rennes à rendre navigable la Vilaine de Rennes à Messac. C’est ainsi qu’entre 1565 et 1585 furent construites les dix premières écluses. En 1783 les Etats de Bretagne mettent en place la «Commission de Navigation Intérieure» qui sera chargée de faire toutes les études et projets du système de navigation intérieure de la Bretagne. Conçus sous l’Ancien Régime dans un but économique afin de relier Rennes, la capitale de la Province, à ses principaux ports de Saint Malo, Brest, Lorient, Nantes, Redon, ils ne connaîtront qu’un début de réalisation sous l’empire pour un motif stratégique, blocus continental oblige. Suspendus un moment, les travaux reprennent sous la Restauration pour se terminer sous la Monarchie de Juillet, retournant à leur vocation première c’est-à-dire économique. C’est ainsi que le Canal d’Ille et Rance dont les projets esquissés en 1784, approuvés en décembre 1803 ne fût livré à la navigation qu’en 1832.

Dès lors, la Batellerie Bretonne s’installe sur le réseau des canaux et permet, par un trafic important de transport de marchandises, le développement économique de la Bretagne intérieure.
Concurrencé par le développement des chemins de fers et des routes, le trafic commercial des canaux décline. Le réseau fluvial semblait condamné… Pas pour longtemps : la vocation touristique à travers la plaisance fluviale et les activités du bord de l’eau prenaient le relais dans les années 60.
Eléments du paysage et de l’aménagement du territoire, les canaux de Bretagne sont désormais inscrits dans le Patrimoine fluvial à la fois historique, architectural, environnemental et touristique.